SÉISME BIEN RESSENTI À CEILLAC

Les estivants présents à Ceillac ont été très surpris de la secousse forte qui a secoué la vallée à 12 h 42 précisément, ce dimanche 8 août 2026. Cette secousse était due à un séisme de magnitude 3.0 (8,5 km de profondeur) et dont l’épicentre se situait sur les contreforts de la montagne de la Riche, vers 2600 m, non loin du plateau Albert.

Les Ceillaquins le furent moins, habitués qu’ils sont depuis bien longtemps aux tremblements de terre, le village se situant à proximité immédiate de la zone sismique active de la Haute-Ubaye, qui concentre nombre de tremblements de terre, souvent sous forme d’essaims.

Ce séisme a été suivi de 2 répliques très bien ressenties également malgré une magnitude somme toute modeste :

  • 1 ère réplique à 16 h 55 (0 km de profondeur, 400 m de dénivelé au-dessus du hameau du Bois Noir)
  • 2 ème réplique à 21 h 52 (magnitude 2, 5 km de profondeur, épicentre proche du hameau du Bois Noir)
Sismicité en essaim de la Haute-Ubaye (données 2015)

Voici ce que publiait SISMALP il y a quelques années déjà…

La région du Queyras est une région de sismicité fréquente, mais modérée en magnitude. Elle est située sur l’arc sismique briançonnais, une zone de sismicité très marquée qui, du massif du Mercantour, traverse successivement la haute vallée de l’Ubaye, le Queyras, le Briançonnais, la Vanoise et se termine dans le Val d’Aoste. Cet arc suit fidèlement le Chevauchement pennique frontal, discontinuité géologique majeure séparant les Alpes internes (à l’est) des Alpes externes (à l’ouest). Bien que cette région ait été longtemps soumise à de la compression lors de la surrection des Alpes, l’analyse du mécanisme au foyer du séisme de ce matin montre qu’il est dû à de l’extension. Ce phénomène, découvert il y a quelques années, caractérise l’ensemble de l’arc briançonnais : après avoir été soulevée pendant des dizaines de millions d’années, cette zone tectonique s’effondre maintenant sur elle-même.

Quelques séismes passés ressentis à Ceillac depuis 2002

Séisme du 7 avril 2014 : l’épicentre était situé à 3 km à l’ouest de Saint-Paul sur Ubaye (44 30′ nord ~ 6 42′ est, à 9,48 km de profondeur) qui se situe à 10 km à vol d’oiseau de Ceillac. Si, les Ceillaquins sont habitués à subir quelques secousses régulièrement, beaucoup s’accordent à dire que c’était le tremblement de terre le plus fort ressenti depuis très longtemps, la référence étant celui de St-Paul en 1959 avec une magnitude de 5,6.

Rappelons que l’échelle de Richter, une échelle ouverte, est loin d’être linéaire puisque c’est une échelle logarithmique. Un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 30 de l’énergie et par 10 de l’amplitude du mouvement. Cela signifie donc que la secousse de cette nuit du 7 avril 2014 était autrement plus puissante que celle de 2008 estimée à 4.2. On a relevé dans la Haute Ubaye des dégâts mineurs, chute de cheminées par exemple, et d’autres plus conséquents, lézardes dans les maisons, effondrement de plafonds et même une chute de mur à Jausiers.

Sismogramme édifiant du séisme d’avril 2014

Article écrit par Michel C.
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